vendredi 30 novembre 2007
Messe gospel
Dimanche matin, juste avant de quitter la Nouvelle Orléans, nous nous sommes rendus dans une église d'un quartier populaire. Nous avions d'abord essayé l'église du centre ville mais la messe ne différait pas vraiment de ce que l'on connait en France, donc nous sommes repartis pour voir une messe gospel authentique. On a été gâté : nous sommes arrivés en plein milieu de la messe, l'église (baptiste? on ne sait pas vraiment) était pleine à craquer, toutes les personnes étaient noires (même Jésus), autant dire que l'on s'est fait discret au début. A l'entrée des placeurs au profil de vigiles nous ont placé sur des chaises le long des bancs. Je me suis assis à coté d'une mama black fervente qui prenait des notes durant le sermon du pasteur. Car celui ci faisait littéralement un one man show: je ne me souviens plus trop du fond de son sermon mais sur la forme c'était décoiffant, il lui arrivait de crier dans le micro, de faire des pas de danse... Sur le pupitre se trouvait une bible et une serviette pour éponger son visage en sueur. Le volume était poussé à fond, on en avait plein les oreilles. En gros le pasteur disait que venir à l'église ne consistait pas à s'assoir et à attendre, mais qu'il fallait parler à Dieu, et exhortait ses fideles à prier avec lui. Les gens se mettaient debout, levaient les bras, certains étaient comme en transe. A l'arrière se trouvait un mini orchestre (batterie, piano électrique, guitare), et les choristes pour le gospel. A un moment la mama à coté de moi m'a pris ma cuisse en la serrant, le pasteur venait de dire "touch your neighbour", ca surprend... Ensuite il fallait taper régulièrement dans les mains des voisins, je suivais le mouvement pour ne pas faire trop touriste. A la fin ma voisine m'a dit "come back again brother", comme quoi nous avons été très bien accueilli.
mardi 27 novembre 2007
Cajuns, créoles et cie
Dans cet article je vais jouer au professeur, car il me semble important de clarifier les choses. La présence française en Louisiane ne se limite pas aux Cajuns. Lorsque la Louisiane était encore française, les colons français se sont mixés aux populations locales amérindiennes alors très nombreuse. A cela s'ajoute les esclaves noirs et "gens de couleur libres". Ils forment la culture créole, ce mot qualifiant toute population présente sur le territoire avant l'arrivée des white américains, et parlent le français colonial.
Entretemps en 1755, les colons français d'Acadie (province du Canada) sont chassés par les Anglais et s'installent dans le sud ouest de la louisiane. Ils parlent un français archaïque, différent du français créole. Le mot cajun est un mot anglais, les cajuns eux mêmes se qualifient cadiens, dérivé du mot acadien.
De nos jours il subsiste encore et cohabite une population parlant le français créole, et une population parlent le fraçais cajun, principalement autour de Lafayette. Nous avons eu l'occasion de le vérifier en rencontrant de vrais cajuns habitant dans une cabane près d'un lac. Je suis aussi tombé sur un couple âgé dans un subway sur le chemin du retour qui se disaient cajuns. Mais eux ne parlaient pas français, ils croyaient d'ailleurs que nous étions espagnols!
Entretemps en 1755, les colons français d'Acadie (province du Canada) sont chassés par les Anglais et s'installent dans le sud ouest de la louisiane. Ils parlent un français archaïque, différent du français créole. Le mot cajun est un mot anglais, les cajuns eux mêmes se qualifient cadiens, dérivé du mot acadien.
De nos jours il subsiste encore et cohabite une population parlant le français créole, et une population parlent le fraçais cajun, principalement autour de Lafayette. Nous avons eu l'occasion de le vérifier en rencontrant de vrais cajuns habitant dans une cabane près d'un lac. Je suis aussi tombé sur un couple âgé dans un subway sur le chemin du retour qui se disaient cajuns. Mais eux ne parlaient pas français, ils croyaient d'ailleurs que nous étions espagnols!
road trip overview
Voici le trajet de ce road trip en Louisiane durant nos 5 jours de vacances de Thangsgiving.Nous sommes partis entre francais only, à 11, avec deux voitures de location : un monospace Dodge caravan (appelé à tort le van par les parisiennes, mais passons...), et un sympatique PT cruiser. Gautier et Pierre étaient les chauffeurs officiels car employés par l'UT ils avaient droit à des tarifs réduits, avec des chauffeurs officieux pour les soulager afin de parcourir les centaines de miles entre Austin et la louisiane.
La Louisiane et le Texas sont des Etats voisins, mais il faut en parcourir des miles pour sortir du Texas! La Louisiane est un Etat relativement petit en comparaison, sa superficie est environ le quart de celle de la France.
Pour commencer je vais résumer vite fait le trajet suivi et les villes visitées, ensuite je ferais des articles plus détaillés plus tard.
Départ mercredi apres midi nous quittons Austin et ses 25° direction le Sud Est vers Houston. Puis 8h plus tard environ arrivée tardive à lafayette pour dormir dans un motel, filles et garçons chacuns de leur cotés dans deux chambres de 4.
Le lendemain visite du pays Cajun, puis direction Baton rouge, la capitale de la Louisiane. C'était le jour de Thangsgiving, tout était fermé, personne dans les rues, on se serait cru dans une ville désertée. Le temps était vraiment froid, rien à voir avec les températures auxquelles nous étions habitués à Austin, le choc thermique est violent.
Ensuite vendredi, direction la nouvelle orléans en empruntant la route des plantations. Visite d'une plantation et découverte de la culture créole (à ne pas mélanger avec les cajuns). Traversée de la nouvelle orléans sans s'arréter vers le Nord et l'état du Mississipi pour se balader dans un swamp (marais) à la recherche de crocodiles (bien cachés). Après une escapade involontaire de quelques mètres dans l'état du Mississipi, retour vers la Nouvelle Orléans en traversant le lac Pontchartrain sur un pont de 38km de long! Le plus long du monde!
Ensuite samedi et dimanche visites de la Nouvelle Orléans, la seule véritable ville de Lousiane avec un vrai centre ville. Visite du french quarter, bateau sur le mississipi, tramway, jazz, messe gospel...
Diamnche retour vers Austin, en passant par les quartiers de la nouvelle orléans ayant été dévastés par Katrina. 11 h plus tard, arrivée à Austin sans problème. Malgré un coup de froid et une petite montée de fièvre sur les drniers jours, ce premier road trip fut une réussite et donne envie d'être on the road again.
lundi 26 novembre 2007
Next : Louisiana road trip
Bientôt le récit du road trip en Louisiane...
Voila pourquoi je ne donnais plus signe de vie depuis quelques temps...
J'attends de récupérer toute les photos pour raconter dans le détail ce mémorable road trip avec la french connection austinite.
Voila pourquoi je ne donnais plus signe de vie depuis quelques temps...
J'attends de récupérer toute les photos pour raconter dans le détail ce mémorable road trip avec la french connection austinite.
mercredi 7 novembre 2007
Car hunting...
Voilà quelques temps que je scrute les annonces de craigslist pour me trouver une vieille voiture pas chère, juste quelque chose qui roule. Il y a deux moyens d'acheter une auto : chez un dealer (le concessionaire) et chez un particulier. J'évite les dealers et leur commissions et me concentre sur les offres de particuliers. Aujourd'hui je suis allé faire un test drive chez un particulier (qui en fait n'en était pas vraiment un). La voiture était une ford escort à 120k milles, c'est ce qu'ils ont de plus petit et cheap ici. Vraiment pas chère et en bon état extérieur. Le gars, un mexicain, me laisse les clefs pour la tester. Cela faisait presque trois mois que je n'avais pas conduit et ca commencait à me manquer! Et je peux dire que j'ai fait subir une batterie de tests impitoyables à la voiture du mexicain! Première impression parfaite, la transmission (manuelle, si finalement ca existe ici) passe bien, la direction, les commandes, les freins, etc... tout est bon. Mais un petit tour sur la freeway m'a refroidi. La voiture déviait assez nettement vers la droite... oulà! Peut être un simple alignement est nécessaire, mais peut être c'est autre chose. Mais je ne prends pas de risque il peux garder sa caisse. Avant de lui ramener sa voiture, je m'arrête dans une rue pour fouiller la boite à gant. J'y trouve des papiers forts intéressant qu'il n'aurait pas du laisser trainer là. J'y trouve une facture, l'achat de cette voiture par le latino chez un dealer il y a deux mois, à un prix inférieur à ce qu'il me propose... Une fois de retour je cuisine le vendeur, celui ci me dit qu'il a acheté la voiture il y a deux mois chez un dealer pour sa famille, mais maintenant il a besoin d'un truck pour son travail alors il essaie de la revendre sans trop perdre d'argent. Je lui demande combien il l'avait acheté, il me dis un prix plus élevé que celui qu'il me propose... Je lui fais savoir que la voiture ne roule pas droit et que de toute façon cela vaut moins que la cote de l'argus. Il me demande dans quel bluebook(argus) j'ai regardé les prix, je lui répond le Kelley Blue Book et me fait savoir que c'est californien... Comme si les autos texanes devaient être plus chers... A la fin le vendeur m'avoue travailler main dans la main avec un dealer, pour qui il revend les autos sur craigslist.
C'était instructif, j'ai vraiment intérêt à faire attention parmi toutes ces annonces. En tout cas cette histoire m'a fait perdre tout mon après midi, mais au moins j'ai pu gouter à la conduite aux states!
C'était instructif, j'ai vraiment intérêt à faire attention parmi toutes ces annonces. En tout cas cette histoire m'a fait perdre tout mon après midi, mais au moins j'ai pu gouter à la conduite aux states!
jeudi 1 novembre 2007
Football Game

Le samedi c'est le jour du football. Lors d'un match à domicile, une foule énorme se dirige droit vers le stade de l'université, un stade aussi grand que le stade de France! Tout le monde porte la couleur de l'université, cette fameuse couleur orange. Le football est une vraie religion ici, toute la ville supporte ses Longhorns avec ferveurs.
Samedi je suis allé avec Mickael voir UT versus Nebraska. Le match est divisé en quarter de 15min (il me semble), mais comme le jeu (ou plutôt les actions puisqu'il n'y a presque pas de jeu) est sans arret arrété, le match dure plus de 4h. En soi le match ne m'a pas vraiment intéressé, bien qu'il y ait eu du suspens : l'équipe de l'UT perdait largement durant une bonne partie du match pour finalement effectuer une remontée spectaculaire durant le dernier quarter, et l'emporter finalament 28-25. Le n°25, Charles, a été l'artisan de la victoire avec 3 touchdowns (l'équivalent de l'essai). C'est le seul nom de joueur que je connais avec le quaterback Mc Coy. Mais là n'est pas l'essentiel. Ce sport est tellement lassant qu'il doit y avoir une autre raison à cet engouement. En fait les gens viennent au stade en majorité pour l'ambiance, qui est il est vrai terrible, c'est bien plus bruyant qu'un match à Ernest Wallon! Fanfares, canon, distribution de tee shirt, et bien sûr pompom girls. Nous avions des places de choix, juste devant le terrain et les pompom girls!





J'ai loupé le début du match, mes vieilles habitudes toulousaines d'être tout le temps en retard ne m'ont pas encore quittées, aussi je n'ai pas pu assister à l'hymne américain, la main sur le coeur. Au cours de la partie les pompom girls agitent des panneaux en fonction des phases de jeu. On a fait comme le public qui crie des choses assez binaires, du genre "Texas Fight", "T-E-X-A-S Texas" (avec les pompom girls qui agient les lettres en même temps), "Go Horns", etc... Au final assister au match était impressionant, l'ambiance des football game est incontournable.
samedi 13 octobre 2007
Doggy bags, Bus, and others stuff...
Il existe ici quelque chose de très intéressant pour les goinfres comme moi. Au restaurant, il est possible d'emporter avec soi les restes de son repas lorsque l'on a pas fini son plat. Il suffit de demander au serveur un "doggy bag", et de racler son assiette dedans. Cela se fait très naturellement ici.
De même dans les fast foods, on a le choix entre la formule small, regular, large (comme au McDo) et la différence de prix est uniquement due à la taille du gobelet. Je dis bien du gobelet, pas de la boisson. Je m'explique ici les boissons sont à volonté, les clients vont se servir à une fontaine. Pour un français cela parait paradoxal : pourquoi donc payer plus cher? Autant prendre un petit gobelet et aller se reservir. C'est ce que penserait 99% de la population française. Mais les américains pensent autrement. Ils se disent : je prend un gobelet extralarge comme ca je me sers une fois à la fontaine, je vais m'avachir sur une chaise et je n'aurais pas à faire cet effort si intense et tellement pénible de me lever en plein milieu de mon cheeseburger pour aller me reservir en pepsi.
Et oui les gens sont plutôt paresseux ici, par exemple ils n'ont que des voitures à boite de vitesse automatique pour cette raison. Du coup tout le monde téléphone au volant... Ah il y a des choses à dire sur la conduite des américains. Par exemple, ici le casque n'est pas obligatoire pour les motards. La majorité roulent donc les cheveux au vent, sans avoir conscience du risque qu'ils courent s'il se font renverser... par un bus par exemple. Il y a beaucoup de chose à dire sur les bus (admirez la transition au passage). D'un coté ils sont bien pratiques car toute la ville est desservie, la plage horaire est très large, il y a un réseau de bus de nuit toute la semaine bien pratique pour aller à 6th street. Mais d'un autre coté ils ne sont pas très fréquent, selon les lignes on attend toujours assez longtemps. Du coup, ici plus qu'ailleurs, le bus est le moyen de transport du pauvre. C'est dans le bus que l'on voit l'Amérique profonde. Il n'y a que des blacks et des latinos. Les chauffeurs de bus sont aussi presque tous blacks. Il y a aussi énormément d'aveugles (car il y a une école pour les aveugles à Austin). L'autre jour au moment de moment dans le bus, le chauffeur me baragouine quelque chose en language gangstarap black (oui j'ai toujours du mal à comprendre les blacks!), je regarde autour de moi et je comprends : en fait le bus était plein, et je n'avais pas le droit de rester devant l'entrée près du chauffeur car c'est un no man's land. Le périmètre de sécurité était délimité par une ligne jaune tracée au sol. J'ai fais mine de pas comprendre et je suis rentré quand même en forcant le passage et en me faisant une place à coté des gens en essayant de pas trop mordre sur la ligne jaune. C'était vraiment ridicule, alors que tout le car était bondé, il y avait 2 m² à l'avant du bus complètement désert!
Ce soir je regardais à la TV un stand up d'un comédien black Chris Rock. C'était assez comique car comme beaucoup de personne il employait le mot FUCK à tour de bras. Sauf que la censure audiovisuelle américaine ne l'entendait pas de cette oreille. Les fuck était donc remplacé par des Biiiiiiiiiip plus ou moins bien placé. Cela donnait donc : "What's the fuBiiiiiiiiip is that? Biiiiiiiip! You fBiiiiiper ! I am gonna shoot you, mother fucBiiiiiiiiip!"
Une autre caractéristique locale : ici roter est naturel, dans la plupart des situation les gens ne se retiennent pas. Dans la rue on entends parfois à gauche à droite les gens roter. En classe aussi quelqu'un rote personne ne se retourne. Et je vous laisse imaginer à quel concert de rots j'ai droit lorsque mon colloc regarde ses matchs de baseball à la télé !
De même dans les fast foods, on a le choix entre la formule small, regular, large (comme au McDo) et la différence de prix est uniquement due à la taille du gobelet. Je dis bien du gobelet, pas de la boisson. Je m'explique ici les boissons sont à volonté, les clients vont se servir à une fontaine. Pour un français cela parait paradoxal : pourquoi donc payer plus cher? Autant prendre un petit gobelet et aller se reservir. C'est ce que penserait 99% de la population française. Mais les américains pensent autrement. Ils se disent : je prend un gobelet extralarge comme ca je me sers une fois à la fontaine, je vais m'avachir sur une chaise et je n'aurais pas à faire cet effort si intense et tellement pénible de me lever en plein milieu de mon cheeseburger pour aller me reservir en pepsi.
Et oui les gens sont plutôt paresseux ici, par exemple ils n'ont que des voitures à boite de vitesse automatique pour cette raison. Du coup tout le monde téléphone au volant... Ah il y a des choses à dire sur la conduite des américains. Par exemple, ici le casque n'est pas obligatoire pour les motards. La majorité roulent donc les cheveux au vent, sans avoir conscience du risque qu'ils courent s'il se font renverser... par un bus par exemple. Il y a beaucoup de chose à dire sur les bus (admirez la transition au passage). D'un coté ils sont bien pratiques car toute la ville est desservie, la plage horaire est très large, il y a un réseau de bus de nuit toute la semaine bien pratique pour aller à 6th street. Mais d'un autre coté ils ne sont pas très fréquent, selon les lignes on attend toujours assez longtemps. Du coup, ici plus qu'ailleurs, le bus est le moyen de transport du pauvre. C'est dans le bus que l'on voit l'Amérique profonde. Il n'y a que des blacks et des latinos. Les chauffeurs de bus sont aussi presque tous blacks. Il y a aussi énormément d'aveugles (car il y a une école pour les aveugles à Austin). L'autre jour au moment de moment dans le bus, le chauffeur me baragouine quelque chose en language gangstarap black (oui j'ai toujours du mal à comprendre les blacks!), je regarde autour de moi et je comprends : en fait le bus était plein, et je n'avais pas le droit de rester devant l'entrée près du chauffeur car c'est un no man's land. Le périmètre de sécurité était délimité par une ligne jaune tracée au sol. J'ai fais mine de pas comprendre et je suis rentré quand même en forcant le passage et en me faisant une place à coté des gens en essayant de pas trop mordre sur la ligne jaune. C'était vraiment ridicule, alors que tout le car était bondé, il y avait 2 m² à l'avant du bus complètement désert!
Ce soir je regardais à la TV un stand up d'un comédien black Chris Rock. C'était assez comique car comme beaucoup de personne il employait le mot FUCK à tour de bras. Sauf que la censure audiovisuelle américaine ne l'entendait pas de cette oreille. Les fuck était donc remplacé par des Biiiiiiiiiip plus ou moins bien placé. Cela donnait donc : "What's the fuBiiiiiiiiip is that? Biiiiiiiip! You fBiiiiiper ! I am gonna shoot you, mother fucBiiiiiiiiip!"
Une autre caractéristique locale : ici roter est naturel, dans la plupart des situation les gens ne se retiennent pas. Dans la rue on entends parfois à gauche à droite les gens roter. En classe aussi quelqu'un rote personne ne se retourne. Et je vous laisse imaginer à quel concert de rots j'ai droit lorsque mon colloc regarde ses matchs de baseball à la télé !
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